C’est dans une demeure de caractère de la rue Saulnier, à Puteaux, que Nathalie Baye avait trouvé son véritable havre de paix. Dans cette maison, elle a vécu des années charnières, intenses et heureuses, marquées par sa relation avec Johnny Hallyday.
Une maison « vieillotte mais magnifique », selon les mots rapportés par Marc Esposito dans Mémoires d’un enfant du cinéma. Il y décrit une demeure « immense, avec deux jardins, une belle véranda et des peupliers ». À l’époque, Nathalie Baye s’y installe avec Johnny, cherchant une forme de calme et de douceur de vivre, dans un quartier encore populaire, profondément humain, loin du tumulte du monde médiatique et de ses excès.
On raconte que les journées y étaient rythmées par des moments simples : des repas qui s’étirent, des conversations tardives, des silences aussi. Une forme de normalité précieuse, presque fragile, dans un quotidien pourtant traversé par une célébrité hors norme. On rencontrait Nathalie Baye au marché de Puteaux, à l’île de Puteaux…
Mais la notoriété du couple attirait aussi une ferveur immense. La maison devient un point de rassemblement. Jour et nuit, des fans se postent devant le portail, chantant, attendant, espérant apercevoir leur idole. Cette présence constante, parfois émouvante, parfois envahissante, transforme progressivement le quotidien du couple. Le lieu perd peu à peu une partie de son intimité.
Cette intensité, mêlée à la fatigue d’une vie sous surveillance permanente, finit par peser. Le contraste entre le désir de calme et la réalité de la célébrité devient difficile à concilier.
C’est avec une forme de tristesse, mêlée de nécessité, que Nathalie Baye et Johnny Hallyday finissent par quitter Puteaux. Une page se tourne alors, discrètement mais définitivement, et c’est Marc Esposito qui reprendra ensuite cette maison, y trouvant à son tour une atmosphère particulière.
Et pourtant… la rue Saulnier n’a jamais perdu son âme.