Prévention et dépistage des cancers

La prévention et le dépistage des cancers jouent un rôle essentiel à tous les âges de la vie. De l’attention portée aux signes inhabituels chez l’enfant aux gestes de surveillance et de dépistage chez l’adulte, une meilleure information permet d’agir plus tôt, de lever les tabous et d’améliorer les chances de prise en charge.

Cancers pédiatriques

Bien que rares, les cancers pédiatriques concernent chaque année environ 2 500 enfants et adolescents en France.

Le cancer de l’enfant désigne les cancers touchant des jeunes âgés de 0 à 14 ans inclus.

Contrairement aux cancers de l’adulte, ils ne sont pas liés au mode de vie, mais à des altérations génétiques survenant de manière fortuite.

Un changement de comportement inexpliqué doit alerter et conduire à une consultation médicale, notamment en cas de :

  • fatigue persistante
  • douleurs nocturnes
  • perte d’équilibre
  • maux de tête récurrents

Chez l’enfant (0 à 14 ans)
Un quart des tumeurs de l’enfant sont des tumeurs embryonnaires (ex : néphroblastomes, neuroblastomes, rétinoblastomes), quasiment inexistantes chez l’adulte.
• les leucémies (28 % des cas)
• les tumeurs du système nerveux central (26 %)
• les lymphomes (10 %)

Chez l’adolescent (15 à 17 ans)
Environ 450 nouveaux cas de cancers diagnostiqués chaque année :
• les lymphomes (27 % des cas)
• les tumeurs du système nerveux central (17 %)
• les leucémies (11 %)

Cancer du sein

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un adénocarcinome. Plusieurs facteurs de risque sont identifiés.

Lorsqu’il est diagnostiqué précocement, le cancer du sein se guérit dans neuf cas sur dix.

  • grosseur au niveau d’un sein, non douloureuse perçue lors de l’autopalpation 
  • déformation du sein apparue récemment 
  • rétraction ou déviation du mamelon 
  • rougeur, œdème et chaleur d’une zone du sein 
  • aspect de peau d’orange d’une partie d’un sein 
  • douleur mammaire localisée 
  • ganglions palpables au niveau des aisselles 
  • écoulement verdâtre ou coloré de sang par le mamelon.

Bien que présentes chez l’homme, les glandes mammaires sont peu développées. Le cancer du sein masculin demeure très rare et représente moins de 1 % de l’ensemble des cancers du sein. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un carcinome canalaire infiltrant.

Comment pratiquer l'auto-palpation ?

Cancers masculins

Le cancer de la prostate

Premier cancer masculin après 50 ans, il nécessite une attention particulière. Un dépistage régulier, associant un dosage sanguin (PSA) et un examen clinique, est recommandé, en particulier en cas d’antécédents familiaux.

• besoin fréquent d’uriner, notamment la nuit (pollakiurie)
• jet d’urine faible et sensation de ne pas avoir vidé complètement la vessie
• fuites urinaires (incontinence urinaire)
• infections urinaires : cystite, prostatite ou pyélonéphrite
• difficulté ou impossibilité d’uriner, ou rétention urinaire
• présence de sang dans les urines ou le sperme
• difficulté à avoir une érection ou douleurs au moment de l’éjaculation

Le cancer des testicules

Il touche majoritairement les hommes jeunes, entre 15 et 35 ans. La pratique de l’autopalpation une fois par mois est un geste simple permettant de repérer toute masse ou anomalie inhabituelle.

• gonflement, douleur ou gêne au niveau du scrotum
• grosseur ou gonflement dans l’un des testicules, généralement indolore
• douleur ou inconfort dans un testicule
• changement dans la sensation d’un testicule
• douleur sourde ou sensation de lourdeur dans le bas-ventre ou l’aine