Reconnaître les signes d’alerte : le réflexe D.I.S.P.
Les signes d’un AVC apparaissent brutalement et ne doivent jamais être ignorés. Ils peuvent être identifiés grâce à l’acronyme D.I.S.P. :
- D – Déséquilibre : perte d’équilibre, vertiges intenses ou maux de tête soudains et inhabituels
- I – Impuissance : faiblesse ou paralysie d’un côté du corps (bras, jambe, main ou visage)
- S – Sourire asymétrique : paralysie d’un côté du visage, bouche déviée ou œil qui tombe
- P – Parole trouble : difficulté soudaine à parler, à articuler, à trouver ses mots ou à comprendre
Chaque minute compte : une minute d’inaction correspond à la destruction de 2 millions de neurones, de manière irréversible.
En présence d’un de ces signes, même s’il est transitoire, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112.
Prévenir l’AVC : agir au quotidien
À partir de 25 ans, une personne sur cinq fera un AVC au cours de sa vie. L’AVC n’est cependant pas une fatalité : la majorité des AVC sont liés à des facteurs de risque sur lesquels il est possible d’agir, permettant de réduire fortement le risque.
Les principaux facteurs de risque
- L’hypertension artérielle, principal facteur de risque
- Le tabagisme, y compris le cannabis
- La sédentarité et une alimentation déséquilibrée
- Le diabète, le surpoids et l’excès de cholestérol
- Les troubles du rythme cardiaque, notamment la fibrillation auriculaire
- Le stress, la dépression et la consommation excessive d’alcool
- Les antécédents familiaux
À noter, que l’âge est le facteur de risque le plus important. La majorité des AVC surviennent après 65 ans et le risque augmente fortement à partir de 55 ans, doublant à chaque décennie. Avoir déjà subi un AVC ou un accident ischémique transitoire constitue également un facteur majeur de récidive, en particulier dans les jours et semaines suivant le premier événement.
La Fondation Vaincre l’AVC a conçu un test en ligne gratuit et rapide permettant d’évaluer l’ensemble de ses facteurs de risque à partir de quelques questions et d’obtenir des conseils personnalisés. Répondez à 12 questions pour obtenir un profil de risque et des conseils personnalisés pour diminuer ce risque de 80 %.
Cet outil ne remplace toutefois jamais un avis médical. En cas de doute ou d’inquiétude, il est recommandé d’en parler à son médecin.