La pensée autodestructrice et la théorie de la non-rupture du continuum de l’espace-Vie
Parfois, dans l’espace dystopique produit par la pensée humaine en proie au désespoir ou à une prise de conscience brutale quant au Monde auquel elle est réellement confrontée, l’idée de programmer sa fin surgit. Elle émerge dans l’esprit comme une comète impossible à ignorer.
Parmi la myriade de pensées quotidiennes, celle-ci se fige, vous fixe, vous englobe, vous terrifie, vous paralyse.
Elle vous impose des scenarios d’anticipations macabres qui permettraient d’atteindre le sombre dessein suggéré alors que toutes les particules de votre Être luttent d’instinct avec un acharnement admirable pour briser cet arrêt sur image glaçant.
Comment trouver alors en soi la force de transmuter ces terribles idées ? Comment avoir le courage de refuser de briser le cours de votre passage tant sur cette Terre que dans d’autres plans d’existence ?
Beaucoup pensent que l’âme est immortelle et que les incarnations successives sont un chemin d’évolution qu’il est interdit d’interrompre par sa propre volonté. Pour eux, le continuum espace-Vie est Sacré, Sidéral, Infini. Le rompre revient à tout annihiler pour soi et autour de soi.
Et si, du fond de votre gouffre abyssal de désespoir et de désillusion, vous parveniez à vous laisser aller, juste quelques instants, à croire cette douce théorie ?
Se pourrait-il qu’elle vous délivre pour quelques doux moments de ce figement terrifiant et vous ouvre à une perspective bien plus vaste vous permettant, si ce n’est d’atterrir, d’alunir loin de ces pensées néfastes ?
La Terre serait alors moins proche, et tel un humanoïde en observation depuis ce satellite naturel éclairé par le soleil faisant ressortir finalement toute la beauté de ce Monde, ce voyage intérieur vous offrirait ce précieux cadeau qu’est la prise de distance.
Alors, à votre propre rythme, vous reviendriez à vous-même en prenant conscience du Tout dont vous faites partie. Vous deviendriez ainsi, pas à pas, capable de modifier le figement initial en l’énergie nécessaire pour embrasser de nouveau votre humanité fragile incarnée dans un Monde certes imparfait mais à votre image : magnifique, fort et résilient.
Carole Bernes