Le saviez-vous ? La Seine ne devrait pas porter ce nom

Le célèbre fleuve qui traverse Paris, et passe à Puteaux avant d’aller se jeter dans la Manche, ne devrait pas s’appeler la Seine, mais l’Yonne, si l’on s’en tient aux règles hydrographiques.

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Elle prend sa source en Côte d’Or, puis effectue des lacets pendant 776 kilomètres en passant par Paris, Giverny, Rouen avant d’atteindre le Calvados : pas de doute, on parle bien de la Seine, un fleuve connu dans le monde entier.

 

Mais pourtant, ce fleuve aurait dû s’appeler l’Yonne : en effet, selon l’hydrographie (la science qui étudie les cours d’eau), lorsque deux cours d’eau se rejoignent, c’est celui qui a le débit le plus important qui « impose » son nom à l’autre. Et tenez-vous bien : à Montereau-Fault-Yonne, dans le département de la Seine-et-Marne (77), où les deux fleuves ont leur confluence, c’est bien dans l’Yonne qu’il y a le plus d’eau ! En revanche, la question ne se pose pas vraiment à Alfortville, où la Marne se jette dans la Seine, puisque c’est bien la Seine qui a le débit le plus important.

 

Le choix d’appeler la Seine ainsi plutôt que l’Yonne serait lié à la source du cours d’eau qui avait été divinisée avec la déesse Sequana. Quoi qu’il en soit, on se voit mal revenir en arrière pour une simple règle hydrographique. Sinon, il faudrait rebaptiser un certain nombre de départements et de villes pour l’Yonne-et-Marne, l’Yonne-Saint-Denis, les Hauts-de-Yonne ou encore Neuilly-sur-Yonne… Et sous le pont Mirabeau, coulerait l’Yonne et nos amours !

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